Un des problèmes récurrents dans certains villages est que des écoles sont construites mais que l'on ne trouve pas d'enseignant qui veuille ou qui puisse y travailler : il faut comprendre la langue locale pour s'intégrer ( dans notre cas le dialecte dogon parlé dans le quartier de Nalou), ensuite il faut avoir fait un minimum d'étude ( tout en étant dans une zone dépourvue d'école) et enfin il faut vouloir tout quitter pour s'intaller dans une région perdue pour un salaire pas tout le temps magnifique.
Nous avons résolu ce premier problème.
le deuxième problèmeest la réticence des familles à envoyer leurs enfants à l'école, n'y voyant pas un intérêt flagrant et surtout cela les délestant de bras qui auraient pu aider aux travaux des champs.
C'est là qu'intervient le fait de fournir une cantine :
Les enfants qui fréquentent l'école sont nourris ! Du coup, cela fait une bouche de moins à nourrir à la maison et devient rentable, deuxièmement, cela permet d'éviter la malnutrition et les maladies qui peuvent en découler, tout en laissant des possibiltés de travail sur le régime alimentaire.
Cet élément important, ainsi qu'un travail de fond avec les familles pour l'inscription des enfants à l'école permet à l'école de Nalou de posséder un fort taux de remplissage.
La nourriture est fournie par une ong locale et un roulement a été organisé avec les femmes du village pour tenir lieu de cuisinière. Ce système fonctionne très bien et permet aux enfants d'apprécier l'école tout en évitant des faiblesses dûes à la malnutrition.
Pour l'instant, la cantine de Nalou est un hangar, mais cela devrait s'améliorer avec le temps ...